
Une gouvernance élargie et de nouveaux outils pour un incubateur ancré dans la recherche publique
Réunie le 13 mai dernier à Inria, l’assemblée générale a marqué une étape importante. Au-delà du renouvellement des instances, elle a acté deux arrivées. L’entrée de Mines Paris-PSL, représentée par Annette Massias, au sein du Conseil d’administration renforce nos liens avec un établissement de recherche de premier plan (deux projets issus des Mines, Blendcel et Softpath, sont d’ailleurs entrés en incubation en 2025). L’arrivée du Village by CA Provence Côte d’Azur au sein du Bureau à travers sa directrice, Marie Nghiem, également responsable du département marché de l’innovation du Crédit Agricole Provence Côte d’Azur, témoigne de l’intérêt croissant du monde du financement pour la deeptech.
L’année 2025 restera d’ailleurs comme un excellent millésime pour les projets nés de la recherche. Sur les quatorze nouveaux projets deeptech accueillis, six, soit près de la moitié, sont directement issus d’un laboratoire de recherche publique : Durance (ex AICO Technology), Softpath, Blendcel, Smartscan, Intelligent Acoustics et Manta Tech. Ceci concrétise des efforts engagés depuis plusieurs années, une collaboration étroite avec les instituts de recherche et les laboratoires universitaires, la participation au PUI et l’adaptation des méthodes de travail à cette phase précoce. Transformer une technologie de laboratoire en entreprise viable demande du temps, de la constance et un accompagnement sur mesure : c’est précisément le cœur de notre métier.
L’impact de l’incubateur peut témoigner du résultat. Au 31 décembre 2025, ce sont 300 projets incubés depuis sa création, 154 entreprises actives, 1 650 emplois directs et près de 6 000 emplois indirects, pour un chiffre d’affaires de 159 millions d’euros, dont 40 % réalisés à l’international. Ces chiffres traduisent une réalité simple : l’innovation deeptech de notre territoire crée de la valeur, des emplois et un rayonnement qui dépasse largement nos frontières régionales.
Pour 2026, le cap est maintenu : accompagner une quarantaine d’entreprises innovantes, dont quatorze nouveaux projets issus ou liés à la recherche publique française, notre priorité. Nous voulons aussi accroître la valeur que nous apportons aux équipes sur la base des grands enseignements du congrès Rétis de Lille. Avant de lever des fonds, une startup doit d’abord aller chercher ses clients, devenir crédible économiquement et bâtir un modèle robuste. Un autre enseignement tient dans l’intégration raisonnée des outils d’intelligence artificielle dans notre accompagnement, là où ils font vraiment la différence : cartographie des acteurs, analyse de marché, recherche d’investisseurs. C’est aussi en conjuguant exigence économique et technologie que nous aiderons nos entrepreneurs à changer d’échelle.
