Tyndall FX va embarquer l’intelligence spatiale en temps réel dans les blindés d’Arquus
À l’occasion d’Eurosatory 2026, Tyndall FX, un alumnus de l’Incubateur, a signé un accord de collaboration avec Arquus, constructeur français de véhicules militaires du groupe John Cockerill, pour intégrer son intelligence spatiale en temps réel dans les véhicules blindés du constructeur. Concrètement, la technologie Terramind (cartographie 3D en temps réel et analyse par IA embarquée) permettra aux équipages d’exploiter directement à bord les flux vidéo de drones, pour une connaissance immédiate de la situation, sans cloud, sans réseau ni dépendance satellitaire.
Au-delà du partenariat, l’enjeu est stratégique : renforcer la connaissance du terrain, la mobilité et la protection des équipages avec une technologie souveraine, sans dépendance étrangère, et préparer un champ de bataille robotisé et collaboratif où un drone éclaireur transmet une image 3D en direct aux véhicules terrestres, au-delà de la ligne de vue. “Un premier pas vers un environnement connecté où drones, robots et plateformes habitées perçoivent et agissent ensemble”, résume Lionel Bouchard, CEO de Tyndall FX, tandis qu’Arquus y voit l’opportunité d’ancrer cette capacité tactique au cœur de l’architecture numérique de ses blindés. Les premières étapes concrètes seront dévoilées prochainement.
Astraea Marine, Prix régional de l’innovation navale de défense à i-Naval 2026
Nouvelle reconnaissance pour Astraea Marine. Sortie de l’Incubateur Provence Côte d’Azur en mars 2026, la startup a remporté à Toulon le Prix i-Naval 2026 de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui distingue l’innovation navale de défense. Cette récompense salue le travail engagé autour de STOÏC, sa nouvelle génération de plateformes maritimes autonomes, des drones de surface (USV) conçus pour offrir une stabilité exceptionnelle, une grande endurance et de nouvelles capacités opérationnelles en mer agitée, au service de la défense, de la sécurité maritime, de l’offshore et de la surveillance environnementale. Le projet a été mis en avant lors de la huitième édition d’i-Naval, organisée par l’Université de Toulon, la DGA Techniques navales, la Marine nationale et TVT Innovation, devant quelque 650 invités et plus de 150 entreprises. Il a notamment bénéficié du soutien de l’Université de Toulon, via l’école d’ingénieurs SeaTech et le laboratoire IMATH, qui ont apporté leurs moyens d’essais et d’analyse.
Au-delà de la distinction, ce prix constitue un accélérateur pour la jeune entreprise. Reçu au cœur d’un écosystème d’excellence consacré aux drones maritimes et à l’innovation de défense, il offre d’abord une visibilité institutionnelle forte dans le monde naval et militaire. Il renforce ensuite la crédibilité technique de STOÏC auprès des forces armées, des industriels et des partenaires publics, un enjeu décisif pour une startup qui vise des marchés de défense où la confiance se construit dans la durée. Pour l’équipe, il confirme la pertinence de sa vision : développer des solutions souveraines, duales et industrialisables pour renforcer durablement la présence, la surveillance et l’intervention en mer. Le parcours d’Astraea Marine, du prototype incubé sur la Côte d’Azur à la reconnaissance régionale à Toulon, illustre enfin la vitalité d’un territoire où startups, universités et acteurs de la défense font émerger ensemble l’innovation navale de demain.
AICO Technology devient Durance pour s’affirmer en créateur de “cerveaux de robots”
Rebranding pour AICO Technology actuellement en incubation. Fondée par Edgar Lemaire (lauréat i-PhD 2024 et des SophIA Awards 2023) la spin-off du LEAT (Laboratoire d’Électronique, Antennes et Télécommunications) de Sophia Antipolis a changé d’identité en mars dernier pour devenir Durance. La raison ? AICO n’avait jamais été pensé comme un nom définitif. Il s’agissait d’un nom provisoire qui ne reflétait plus la réalité du projet. Ce changement accompagne une montée en ambition : Durance veut désormais s’affirmer comme une société qui construit des “brains for robots”, des briques d’intelligence artificielle et de silicium dédiées à l’autonomie robotique, avec pour mission de réduire la consommation énergétique et la complexité de l’IA embarquée à la périphérie. Un nom aux résonances choisies : Durance renvoie à la durée, à l’endurance et au fonctionnement prolongé.
Le rebranding s’est accompagné du lancement de RIVER, le processeur de vision neuromorphique de Durance, pensé pour faire tourner de l’IA embarquée dans des robots, drones et systèmes autonomes avec beaucoup moins d’énergie qu’une architecture classique. L’idée est de reproduire sur silicium une logique “brain-inspired” : au lieu de calculer en continu, le système traite surtout les informations utiles quand elles apparaissent, grâce à un fonctionnement événementiel et à une gestion fine de la sparsité. Durance présente ainsi RIVER comme une technologie adaptée à la perception visuelle, à la navigation autonome, à la détection d’objets et à certains usages de SLAM en robotique, avec deux promesses : une meilleure autonomie énergétique et une intégration plus simple que les solutions matérielles d’IA conventionnelles.
Scale-Up Excellence 2026 : trois Alumni dans la promotion azuréenne
Parmi les huit lauréats azuréens du programme Scale-Up Excellence 2026, qui ont pitché à Paris le 16 juin devant l’ensemble des Capitales French Tech à la veille de VivaTech, trois sont passés par l’Incubateur Provence Côte d’Azur : Akidaia, Legapass et Solaya. La première a développé une solution deeptech de contrôle d’accès et d’authentification physique fonctionnant sans réseau, déjà commercialisée. La deuxième s’est fait un nom dans la protection et la transmission sécurisée des actifs numériques, en accompagnant notamment les notaires sur les successions et la lutte anti-blanchiment. La troisième transforme le smartphone en scanner 3D grâce à l’intelligence artificielle, au service de la production de contenus e-commerce. Leur sélection dans ce dispositif national, co-porté cette année par douze capitales French Tech pour préparer les futurs membres du French Tech 120, ne doit rien au hasard : le programme retient des entreprises qui ont déjà prouvé leur capacité à changer d’échelle — produit commercialisé, équipe structurée, croissance avérée. Les trois Alumni ne sont plus des promesses, mais des scale-ups identifiées.
Pour Akidaia, Legapass et Solaya, cette sélection représente bien plus qu’un label. Pendant un an, elles bénéficieront de mises en relation ciblées avec des grands groupes, des fonds d’investissement et des décideurs publics, ainsi que d’échanges avec des dirigeants déjà passés par le French Tech 120 ou le Next40, sur les enjeux clés de l’hypercroissance : gouvernance, commercialisation, recrutement, international. S’y ajoute une visibilité nationale renforcée (appui presse et communication compris) précieuse pour des sociétés qui doivent passer d’une notoriété d’écosystème à une reconnaissance nationale, voire internationale. Autrement dit, un accélérateur de réseau, de réputation et de deals, au moment précis où ces trois entreprises cherchent à franchir un nouveau palier. Pour l’Incubateur Provence Côte d’Azur, leur présence dans la promotion 2026 valide aussi la solidité de sa filière : ses Alumni ne se contentent pas d’éclore, ils durent et grandissent. Prochain rendez-vous le 24 septembre, sur le thème “Sales & International”.
France 2030 : Solaya décroche 1,2 M€ pour sa 3D immersive
Nouvelle étape dans l’ascension de Solaya. Entrée en incubation à l’Incubateur Provence Côte d’Azur en octobre 2025, la startup niçoise fondée en 2024 par Mariem Farhat et Massimo Moretti a été retenue parmi les 14 lauréats de l’appel à projets “Technologies innovantes des univers virtuels immersifs”, l’un des dispositifs les plus sélectifs du plan France 2030, opéré par Bpifrance pour le compte de l’État. Elle obtient un financement de 1,2 million d’euros pour accélérer son projet REAL 3DS : une solution capable de reconstruire automatiquement, grâce à l’intelligence artificielle, un modèle 3D texturé de haute qualité à partir d’une simple vidéo réalisée au smartphone, sans équipement spécialisé. Au-delà du e-commerce, son premier marché, les applications couvrent l’industrie, le patrimoine, l’architecture, la formation, la santé, les jumeaux numériques ou encore la robotique, autant de secteurs où la compréhension du monde physique par les machines devient un enjeu majeur.
Cette distinction intervient seulement quatre à cinq mois après la levée de fonds de 2 millions de dollars réalisée auprès du fonds new-yorkais Betaworks, qui avait accompagné le lancement officiel de son application mobile. Pour la jeune pousse, le soutien de France 2030 est bien plus qu’un financement complémentaire : il valide sa feuille de route technologique aux yeux de l’État et des experts de la filière deeptech, dans un domaine (les univers immersifs) devenu stratégique face à la concurrence américaine et asiatique. Il lui donne aussi les moyens de recruter, d’intensifier sa R&D et d’accélérer sa mise sur le marché. À peine deux ans après sa création, et moins d’un an après son arrivée à l’Incubateur Provence Côte d’Azur, Solaya s’impose comme l’une des startups françaises les plus prometteuses de l’IA physique et de la 3D immersive.
Levée de fonds : Astraea Marine et Manta Technologies ont pitché au 18e CoFI des OIR
Elles faisaient partie de la promotion resserrée de dix entreprises retenues (sur plus de soixante candidatures) pour pitcher devant un panel d’investisseurs publics et privés lors de l’atelier “Croissance & Innovation” du 18e Comité d’ingénierie financière (CoFI) des Opérations d’Intérêt Régional, organisé en format 100 % digital par la Région Sud et risingSUD le 10 juin dernier. Un alumnus et un incubé de l’Incubateur Provence Côte d’Azur y ont défendu leur projet de levée de fonds.
Astraea Marine, sortie d’incubation en mars 2026 et implantée à La Farlède (83), développe STOÏC, une technologie navale de rupture protégée par deux brevets qui a démontré en essais en bassin une réduction de la houle pouvant atteindre 92 %. Elle est le socle de l’USV STOÏC 10M, une plateforme maritime robotisée, électrique et modulaire capable d’embarquer jusqu’à 4 tonnes de charge utile et de déployer des drones aériens, de surface et sous-marins, pour des marchés en forte croissance : surveillance maritime, ISR, inspection offshore, sécurité, environnement. Manta Technologies, incubée à Sophia Antipolis depuis décembre 2025, s’attaque de son côté à un verrou majeur de l’IA en entreprise avec FedOps, première plateforme européenne d’orchestration d’intelligence artificielle fédérée : entraîner et déployer des modèles directement là où se trouvent les données, sans jamais les centraliser, au bénéfice de la souveraineté et de la conformité réglementaire dans l’industrie, la santé et l’IoT.
Pour ces deux jeunes entreprises en phase de pré-seed, la sélection au CoFI représente un accélérateur décisif dans leur recherche de financement. Astraea Marine, dont la technologie est positionnée en TRL 5, cherche 600 k€ en equity pour cofinancer ses prototypes (en complément du dispositif RAPID) et accélérer sa traction commerciale. Manta Technologies, forte d’un PoC industriel validé et de partenariats technologiques de référence, vise 300 k€ pour structurer sa commercialisation et déployer sa solution sur le marché européen. Au-delà des montants, l’exercice leur offre ce que le CoFI promet aux porteurs de projets des filières stratégiques régionales : une meilleure lisibilité des solutions de financement existantes et des mises en relation qualifiées avec les acteurs clés de la chaîne financière (fonds d’investissement, banques, business angels et institutions publiques).
