En réinventant le collagène, ENGICOLL ambitionne de révolutionner le marché des compléments alimentaires et aliments fonctionnels. Cofondée en 2025 par Jacques Masset, ingénieur agro et expert en ingrédients alimentaires et développement de nouveaux marchés, et David Vandroux, docteur en biologie et spécialiste de l’ingénierie du collagène, la deeptech apporte une innovation de rupture sur le marché mondial B2B des ingrédients peptides de collagène, estimé à 800 M€ en 2030 (1,4 milliard si l’on y ajoute les applications cosmétiques et médicales). Elle compte le faire en substituant aux procédés d’extraction animale traditionnels une approche radicalement nouvelle fondée sur la fermentation de précision.

Le cœur du projet repose sur TrueColl® One, un ingrédient B2B breveté composé de di- et tripeptides de collagène hautement bioactifs, produit sans recours aux ressources animales. C’est l’un de ses points forts vis-à-vis des problématiques que soulèvent les produits animaux en termes d’éthique, d’environnement, de bien-être animal, et de risques alimentaires et sanitaires. TrueColl® One présente un autre avantage concurrentiel majeur et très concret. “Le collagène conventionnel souffre de limites bien connues : efficacité intrinsèque limitée, doses journalières élevées, contraintes de formulation, qualité organoleptique dégradée, observance insuffisante et, finalement, efficacité réelle réduite », explique Jacques Masset, CEO d’ENGICOLL. “TrueColl® One apporte une efficacité supérieure à dose réduite, une intégration facilitée dans les produits finis, avec la possibilité de créer de nouveaux produits et galéniques, et une expérience consommateur supérieure”. Le projet, quant à lui, s’appuie sur un socle scientifique solide, hérité de l’expertise de David Vandroux, directeur scientifique d’ENGICOLL, et de son riche passé en biologie de synthèse, ingénierie du collagène et biotechnologie, avec plusieurs familles de brevets déposées couvrant des applications alimentaires, cosmétiques et médicales.

Où en est ENGICOLL à son entrée en incubation ? Une preuve de concept a déjà été réalisée et des partenariats stratégiques avec des acteurs majeurs du secteur ont déjà été conclus (notamment un accord avec un acteur international de référence en cosmétique et une lettre d’intention du premier producteur mondial de solutions à base de collagène), validant la pertinence de l’innovation. Le business model ? Pour l’alimentaire, l’exploitation de ses brevets, avec une production sous-traitée dans un premier temps puis internalisée ; pour le médical et la cosmétique, la cession de licences sur les brevets. Installée à Innovagrasse, ENGICOLL table sur une phase de développement jusqu’en 2027 puis une précommercialisation en 2028 pour une pleine commercialisation en 2029. Dans ses prévisions, un chiffre d’affaires de 4,5 M€ en 2030 et de 22 M€ en 2032 avec un potentiel de 100 M€ à maturité.

Dans le plan de marche, aussi, une première levée de fonds de 800 K€ en septembre 2026 pour financer le développement, suivie d’une seconde de 2,2 M€ fin 2027 pour financer la précommercialisation. Ce qui est attendu de l’incubateur ? Un support au développement de partenariats avec la recherche publique et à la constitution d’un comité stratégique, un accompagnement pour la partie financière avec les levées de fonds, une aide dans la négociation des contrats commerciaux, et aussi, un regard extérieur toujours très utile sur la société.

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