Issue du CEMEF de Sophia Antipolis, Blendcel incarne une nouvelle génération de deeptech engagées dans la transition écologique. Fondée par Marion Négrier, docteure en matériaux à Mines Paris – PSL, elle s’attaque à un défi majeur : recycler les déchets textiles pour créer des matériaux durables, capables de remplacer certains plastiques fossiles. À la croisée de la chimie verte et de l’ingénierie, Blendcel vient ainsi répondre à deux urgences contemporaines : la dépendance aux plastiques et l’impact environnemental de la fast fashion.

 

Le parcours de Marion Négrier illustre bien ce lien étroit entre science et impact concret. Diplômée ingénieure en agroalimentaire, chimie et bio-ingénierie, elle a cherché à réunir ses deux passions : la chimie et l’ingénierie. Suite à une thèse de doctorat au Centre de Mise en Forme des Matériaux de Mines Paris – PSL, consacrée au recyclage de déchets textiles biosourcés en matériaux à haute valeur ajoutée, Marion Négrier a préparé son projet entrepreneurial en suivant le Mastère Spécialisé en Entrepreneuriat Deeptech. Pour le projet d’abord baptisé Texup puis Blendcel, elle reçoit une reconnaissance décisive avec le Prix i-PhD en 2024, avant d’être distinguée pour ses recherches en 2025 par le Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO “Pour les Femmes et la Science “. Des reconnaissances qui accélèrent le passage de la recherche au marché et confirment le potentiel de rupture du procédé développé.

 

Aujourd’hui, la technologie est prête et trois gammes de produits ont été définies : un matériau très léger destiné à remplacer les plastiques d’emballage ; un matériau zéro plastique de type résine pour l’ameublement et les jouets ; une poudre de cellulose pour améliorer les performances des bétons, peintures ou enduits dans le secteur de la construction. Tous sont issus de déchets textiles contenant des fibres végétales, qu’ils proviennent de la post-consommation ou de gisements industriels.

 

La nouvelle étape qui s’engage maintenant est industrielle. Début 2026, Blendcel prévoit l’installation d’un prototype de ligne de production au CEMEF afin de lancer ses premiers produits et d’optimiser ses procédés. Avec en vue un objectif : nouer des partenariats avec les acteurs du textile, des matériaux et de l’économie circulaire, puis engager une phase industrielle avec le déploiement de lignes de production directement sur des sites de recyclage chimique.

 

Ce qui est attendu de l’incubation ? Entrer dans le réseau des incubateurs, échanger avec les entreprises régionales, être accompagné sur le financement, la stratégie et sur le recrutement des postes clés, être en contact avec l’écosystème de Sophia Antipolis, trouver des synergies avec d’autres startups.

 

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