
Manta Tech offre une alternative à un monde de l’Intelligence Artificielle dominé par des datacenters géants, voraces en énergie et capitaux. Issu de recherches notamment menées à l’Inria, le projet mené par Hugo Miralles (CEO) et Matthew Thompson (CTO) joue l’IA décentralisée, celle qui est appliquée au plus près de l’endroit où “vivent les données”. L’esprit du “continuum computing”.
Dans cette architecture qualifiée de frugale, les logiciels et la plateforme qui ont été développés jouent un rôle d’orchestrateur d’IA décentralisées. Ils donnent aux entreprises la possibilité de déployer l’intelligence artificielle directement sur leurs flottes d’équipements edge connectés (robots, capteurs, véhicules) sans envoyer les données dans le cloud, garantissant ainsi leur confidentialité et souveraineté.
Que ce soit pour l’industrie 4.0, les smart cities ou la mobilité connectée, le logiciel d’orchestration d’IA de Manta se charge de répartir les charges de calcul entre équipements edge, cloud et on‑premise (infrastructures informatiques et logicielles hébergées et maintenues par le propre service informatique de l’entreprise). Un moyen de transformer l’infrastructure edge en un environnement sécurisé à partir de mesures spéciales mises en place sous la forme d’autorisations, d’habilitations et d’autres contrôles, pour assurer le management et la protection des données contre les accidents et les actes malveillants.
Lauréat du concours national i-PhD en 2024, le projet Manta a débouché en janvier 2026 sur la création d’une société et a déjà bénéficié d’un premier accompagnement avec Inria Startup Studio. Cette phase de maturation lui a permis de développer une version bêta. La prochaine étape, pour cette année, tient dans la réalisation de pilotes payants dans un cadre de production industrielle, tandis qu’une première levée de fonds en amorçage est envisagée.
Ce qui est attendu de l’incubateur ? Pour Hugo Miralles, il s’agit “de poursuivre l’accompagnement d’excellence de l’Inria Startup Studio, de contribuer à la mise en relation avec l’écosystème sophipolitain et ses entreprises (Orange, Ampère, Schneider…), et d’apporter les multiples conseils et compétences permettant cette transition de chercheur à entrepreneur.”
