La vanne hydrodynamique de F-Reg à l’Elysée

Devenu le pionnier français de la régulation intelligente des eaux pluviales, F-Reg, sorti d’incubation en mai 2015, a porté en novembre dernier les couleurs des Alpes-Maritimes au Palais de l’Elysée, à Paris, à l’occasion de la 5ᵉ édition de la Grande Exposition du Fabriqué en France. Sa vanne hydrodynamique autonome représentait le département pour incarner l’excellence industrielle, l’innovation technologique et l’engagement écologique du territoire.
Ces vannes servent à la fois à réduire les rejets polluants et à lutter contre les inondations. Depuis sa création en 2014 par Emmanuel Curinier et Thierry Courbon, F-Reg en a installé plus de 220 à travers la France, équipant ainsi plus de 60 collectivités.
ExactCure fêtera en janvier le premier anniversaire de sa seconde vie
ExactCure, sortie d’incubation en novembre 2018, a survécu après le crash de septembre 2024. Non seulement la technologie de jumeau numérique qu’elle a développée pour la prise de médicaments, mais également une partie de l’équipe qui la développe. Placée en janvier 2025 sous l’aile de Biotrial, leader français des essais cliniques, elle a entamé une seconde vie en associant son jumeau numérique à des cohortes de patients virtuels. Rebaptisée Biotrial Data Science, une entité indépendante basée à l’Arénas à Nice a été créée en janvier 2025 avec le noyau technologique (7 personnes au total). Elle est dirigée par Sophie Deret, figure historique de l’équipe.
Ce modèle hybride préserve l’identité et l’agilité d’ExactCure tout en bénéficiant de la puissance industrielle et commerciale de Biotrial. Les fondateurs, quant à eux, sont sortis et seul Frédéric Dayan conserve un rôle stratégique au sein de la direction scientifique du groupe. Mais leur jumeau numérique, qui fêtera en janvier le premier anniversaire de sa seconde vie, va pouvoir continuer à révolutionner le monde de la santé.
Ternwaves intègre le programme French Tech 2030
Ternwaves, champion de la connectivité satellitaire sorti de l’incubateur en septembre 2022, a intégré en novembre le programme French Tech 20230. Elle fait partie de la seconde promotion de ce programme d’accompagnement national qui compte 80 lauréats dont trois autres deeptech azuréennes (notamment Greenerwave). Son innovation de rupture, la Golden Modulation, redéfinit la connectivité satellitaire Direct-To-Device.
Cette technologie, à la fois stratégique pour la France et l’Europe, offre une connectivité directe fiable et à grande échelle de l’espace vers l’appareil, une résistance unique aux interférences et au brouillage, une discrétion électromagnétique extrême pour la sûreté et la sécurité. Autre atout : une très faible consommation d’énergie assurant une autonomie ultime de l’appareil. Cerise le gâteau, la Golden Modulation est d’autre part compatible avec les satellites européens LEO, MEO et GEO déjà en orbite, et touche aussi au nouveau graal des télécommunications : le “direct to cell”, la téléphonie mobile par satellite.
L’ancienne AMK biotech, désormais Ariah.bio, startup de l’année 2025 aux Trophées Nice-Matin
L’ancienne AMK Biotech, sortie d’incubation en décembre 2023, est la startup de l’année 2025 des Trophées de l’Éco Nice-Matin décernés en décembre dernier dans le cadre magistral de l’Opéra de Nice. Le jury a salué son expertise en imagerie hyper paramétrique, une technologie au croisement du numérique et de la biologie. Fondée en 2021 et dirigée par Aïda Meghraoui, biologiste spécialisée dans l’histologie et l’immunologie, passée par l’Inserm, le CNRS et l’hôpital, la deeptech se présente comme un laboratoire d’imagerie hyper‑paramétrique. Elle fournit un service d’imagerie “clé en main” pour l’analyse de tissus de patients, en particulier dans la recherche sur le cancer, l’immunologie et la peau.
Installée à Sophia Antipolis, elle s’adresse aux laboratoires académiques, CRO, biotech, pharma, dermo‑cosmétiques et équipes hospitalières, en proposant un accompagnement de bout en bout : design des études, préparation des échantillons, acquisitions, analyses d’images et rapports interprétés. Lors de la cérémonie des trophées, la fondatrice Aïda Meghraoui a annoncé le nouveau nom de d’AMK Biotech qui s’appellera désormais Ariah.bio.
Gilles Pagès (Roca Therapeutics) lauréat du Prix de l’Académie nationale de médecine
Co-fondateur de la startup niçoise Roca Therapeutics, sortie d’incubation en octobre 2022, Gilles Pagès a reçu en décembre dernier le prix de l’Académie nationale de médecine pour ses travaux sur les pathologies du rein et le traitement des cellules cancéreuses du rein. Directeur de recherche à l’INSERM à Nice, il est spécialiste de l’angiogenèse tumorale et « étudie les mécanismes utilisés par les tumeurs pour construire leurs réseaux de vaisseaux sanguins et lymphatiques », a relevé l’Académie.
Et de rappeler : « ses travaux portent principalement sur la vascularisation des tumeurs, notamment sur le rôle du VEGF et sur les phénomènes de résistance aux thérapies anti-angiogéniques, en particulier dans le cancer du rein. Il est également à l’origine de traitements innovants aujourd’hui appliqués à certaines tumeurs pédiatriques et au mélanome uvéal. »
Une levée de fonds de 470.000 € pour AlgenScribe
AlgenScribe, sortie d’incubation en décembre 2024 a annoncé début janvier 2026 une levée de fonds de 470.000 € pour accélérer le développement de sa plateforme d’édition du génome et préparer une phase de croissance. Créée en 2022 par Frédéric Zampatti, biologiste, co-fondateur de Scientipôle Capital dans la Région parisienne, AlgenScribe se place dans la révolution ouverte par le “ciseau génétique” (le Crispr/Cas9), découverte nobélisée en 2020. Sa plateforme de “gene editing” vise à corriger avec précision des mutations pathogènes de l’ADN, depuis de simples modifications de quelques paires de bases jusqu’au remplacement de gènes entiers impliquant plusieurs milliers de bases.
Basée à Nice et au plateau de Saclay, la biotech, avant ce nouveau financement, avait déjà mobilisé avec les subventions environ un million d’euros. Une nouvelle levée de fonds est envisagée fin 2026 ou début 2027 afin d’accompagner les prochaines étapes de maturation technologique avec l’ambition de positionner sa plateforme comme une brique clé du futur de l’édition génétique en médecine.
Le premier événement sur la santé numérique du PUI Med’Innov
Lancé officiellement lors du SophIA Summit le 21 novembre dernier, le Réseau Numérique du PUI Med’Innov a tenu son premier événement début décembre à Inria Sophia avec un “Lunch-break” dédié à la santé numérique. L’occasion de réunir les experts en santé numérique de l’écosystème azuréen à travers une table ronde de chercheurs-entrepreneurs sortis d’Inria et une série de “démonstrations” de projets et startups, là aussi issues des labos et équipes de recherche du centre sophipolitain.
Sur le thème “Levées de fonds et acquisitions dans les health-tech”, la table ronde a pu mettre aussi en valeur trois success stories exemplaires issues de la recherche publique, dont deux passées par l’incubateur : Therapixel (sortie en décembre 2013) et Pulse Audition (sortie en avril 2024). Quant à la troisième, Quantificare, si elle en a parfaitement le profil, elle a été créée en 2001, l’année de naissance de l’Incubateur qui s’appelait alors PACA Est et n’a donc pas pu bénéficier de son accompagnement.
